Marion Sigaut

Femme de lettres, historienne et conférencière · Spécialiste du XVIIIe siècle, des Lumières et de la protection de l'enfance

Marion Sigaut, née le 2 juin 1950 à Paris, est une femme de lettres, historienne et conférencière française. Spécialiste du XVIIIe siècle, des Lumières et de la Révolution française, elle s'est imposée comme une référence originale de l'historiographie française contemporaine par ses recherches critiquant le récit progressiste des Lumières et mettant en relation les bouleversements idéologiques du XVIIIe siècle avec les mutations sociétales majeures de notre époque. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, elle est collaboratrice de la revue Géopolitique Profonde et intervenante régulière sur GPTV.

Marion Sigaut grandit en proche banlieue parisienne à Clamart et suit une scolarité classique au Lycée François Villon. En 1971, elle part en Israël tenter l'expérience du kibboutz, étudie le judaïsme et apprend l'hébreu. De ses séjours en Israël naît en 1991, en pleine guerre du Golfe, Les Deux Cœurs du monde, du kibboutz à l'Intifada (Flammarion), récit de son amour déchirant pour les deux peuples qu'elle a rencontrés. Au milieu des années 1990, elle collabore avec le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), pour lequel elle écrit trois ouvrages de type journalistique : Libres femmes de Palestine, Mansour Kardosh, un juste à Nazareth (prix Palestine-Mahmoud Hamchari 1998) et La Terre promise aux Sud-Africains.

En 2001, alors qu'elle réside en Bourgogne, Marion Sigaut décide de reprendre ses études d'Histoire. Titulaire d'un troisième cycle à l'Université Paris VII, elle publie en 2008 La Marche rouge, les enfants perdus de l'Hôpital général (Jacqueline Chambon / Actes Sud), fruit de ses recherches universitaires sur les conditions de vie à l'Hôpital général au XVIIIe siècle, les disparitions d'enfants à Paris en 1750 et les scandales étouffés par les autorités. Elle y dénonce, sur la base des archives de la Salpêtrière, un trafic d'enfants couvert par les élites de l'époque. Cet ouvrage est reconnu par des revues spécialisées telles qu'Hérodote.

Ses travaux ultérieurs approfondissent la déconstruction du récit progressiste des Lumières. Dans Mourir à l'ombre des Lumières : l'énigme Damiens (Actes Sud, 2010), elle révèle un complot janséniste derrière le procès de Damiens (1757). Dans Voltaire, une imposture au service des puissants (Kontre Kulture, 2014), elle dresse un portrait critique du philosophe et dénonce son rôle dans la consolidation du pouvoir des élites. Elle publie également des manuels d'histoire rigoureusement sourcés chez Kontre Kulture (Le Tournant de la Régence, La Chasse aux sorcières et l'Inquisition, La Mort du roi et les secrets de Saint-Fargeau), rétablissant une histoire souveraine loin des récits globalistes.

Parallèlement à ses travaux historiques, Marion Sigaut mène un combat majeur pour la protection de l'enfance et la critique de l'idéologie sexologique. Dans Les Droits sexuels ou la Fin programmée de l'enfance et de la famille (Sigest, 2017), De l'amour et du crime : Du sexe et des enfants (Sigest, 2020) et Sexologie et mensonges (Sigest, 2025), elle introduit les travaux de Judith Reisman et dénonce l'idéologie sexologique légitimant la pédocriminalité, les influences globalistes sur l'éducation sexuelle et les dérives de la sexologie financée par les fondations américaines (Kinsey, Rockefeller).

Points forts

  • Historienne du XVIIIe siècle Spécialiste reconnue du XVIIIe siècle, des Lumières et de la Révolution française, titulaire d'un troisième cycle de l'Université Paris VII, auteur d'une vingtaine d'ouvrages aux Actes Sud, chez Kontre Kulture et Sigest.
  • Critique du récit progressiste des Lumières Déconstruction du mythe des Lumières et de Voltaire, révélation des complots jansénistes, du trafic d'enfants de l'Hôpital général et des scandales étouffés par les autorités au XVIIIe siècle.
  • Combat pour la protection de l'enfance Dénunciation de l'idéologie sexologique et de la pédocriminalité, introduction des travaux de Judith Reisman en France, critique de l'éducation sexuelle globaliste et défense des droits de l'enfant et de la famille.
  • Autrice prolifique (18 livres) De Le Petit Coco (1989) à Sexologie et mensonges (2025), une œuvre couvrant l'histoire, l'autobiographie, le reportage, l'essai polémique et le manuel d'histoire, reconnue par l'Institut du monde arabe et la revue Hérodote.
  • Collaboratrice de Géopolitique Profonde Intervenante régulière sur GPTV, où elle éclaire à travers ses articles et conférences les mécanismes de pouvoir et les mutations de la société, interrogeant les récits dominants et les dérives idéologiques contemporaines.
  • Engagement palestinien et humaniste Du kibboutz à l'Intifada, prix Palestine-Mahmoud Hamchari (1998), collaboration avec le CCFD, reportages en Afrique du Sud et en Palestine, engagement pour la paix et la justice sociale, parcours unique de la gauche au souverainisme.

Bibliographie sélective

  • La Marche rouge : les enfants perdus de l'Hôpital général Jacqueline Chambon / Actes Sud. Enquête historique sur les disparitions d'enfants à Paris en 1750 et le trafic couvert par l'Hôpital général, fruit de ses recherches universitaires, reconnu par la revue Hérodote.
  • Mourir à l'ombre des Lumières : l'énigme Damiens Actes Sud. Analyse du procès de Damiens (1757), révélation d'un complot janséniste et remise en question du narratif officiel des Lumières.
  • Voltaire, une imposture au service des puissants Kontre Kulture. Portrait critique de Voltaire, dévoilation de la face cachée du philosophe et de son rôle dans la consolidation du pouvoir des élites.
  • La Chasse aux sorcières et l'Inquisition Kontre Kulture. Démystification des clichés sur l'Inquisition et la chasse aux sorcières, démonstration de leur instrumentalisation par les élites protestantes et laïques, défense de l'Église catholique.
  • Les Droits sexuels ou la Fin programmée de l'enfance et de la famille Sigest. Critique de l'idéologie des droits sexuels et de ses conséquences sur l'enfance et la famille, prélude à son combat contre la sexologie de Kinsey et les dérives pédocriminelles.
  • Sexologie et mensonges Sigest. Introduction des travaux de Judith Reisman, critique de l'idéologie sexologique légitimant la pédocriminalité et dénonciation des influences globalistes sur l'éducation sexuelle.

Marion Sigaut incarne une voix historique libre et engagée dans le paysage alternatif français : à la fois historienne reconnue du XVIIIe siècle, critique des Lumières et pionnière du combat pour la protection de l'enfance. Son œuvre, à la croisée de l'histoire, de la déconstruction idéologique et du combat bioéthique, défend une relecture souveraine de l'histoire française et une vigilance face aux dérives sexologiques et à la marchandisation de l'enfance. Sa présence sur Géopolitique Profonde (GPTV) et dans les médias alternatifs en fait un complément éditorial de premier plan de la sphère de la réinformation et de la réflexion métapolitique.